Interventions France entière02 47 47 01 23Servicimmo

Expertise

Caractériser l’amiante présent dans votre futur chantier est notre métier

L’amiante est un minéral fibreux et cancérogène utilisé jusqu’au milieu des années 90 dans de nombreux ouvrages de voirie : voies de circulation, aires de stationnement, trottoirs, voies piétonnières. Avant tout chantier de rabotage ou de recyclage de chaussée, caractériser l’amiante présent dans les enrobés est donc un préalable incontournable pour la maîtrise d’ouvrage comme pour la maîtrise d’œuvre.

Pourquoi trouve-t-on de l’amiante dans les enrobés routiers ?

Dans les enrobés routiers, la présence d’amiante a deux origines : une introduction volontaire lors de la formulation, ou l’emploi de granulats contenant de l’amiante à l’état naturel.

L’ajout volontaire visait à renforcer le maillage interne des routes soumises à une circulation de plus en plus dense, susceptible de fissurer le bitume. Il s’agissait aussi de lutter contre l’orniérage, cette déformation qui se produit immanquablement du fait du passage répété des roues sur la chaussée.

La présence d’amiante à l’état naturel tient, elle, à la composition même des enrobés routiers : les granulats de sable proviennent parfois de carrières creusées dans des régions abritant des minéraux fibreux de la famille des amiantes, comme l’actinolite asbestiforme.

Chrysotile, actinolite, trémolite : les fibres à caractériser

L’amiante introduit volontairement est essentiellement du chrysotile, de la famille minéralogique des serpentines, dit aussi amiante « industriel ». Même incorporé à faible dose — jusqu’à un pour cent de la masse sèche —, sa forte toxicité est à l’origine de la circulaire ministérielle de 2013 qui a imposé le repérage amiante et HAP sur enrobés routiers. Le cadre du repérage avant travaux a continué d’évoluer depuis la publication de cette page : référez-vous aux textes en vigueur au moment de votre opération.

Si le chrysotile concentre l’attention lors d’un repérage amiante et HAP sur les enrobés routiers, les amiantes amphiboles comme l’actinolite et la trémolite font également partie des amiantes à caractériser.

Carottage, fractionnement, analyse META : notre méthode

Définir la nature de l’amiante présent dans les enrobés routiers impose à l’opérateur certifié de réaliser des carottages. Lorsque les carottes sont multicouches, elles sont fractionnées avant d’être transmises en bonne et due forme — double ensachage et identification précise — à un laboratoire accrédité par le COFRAC.

Les échantillons y sont pris en charge pour une analyse par META (Microscopie Électronique à Transmission Analytique), selon la norme NF X43-050 et l’annexe G-7 du Guide d’aide à la caractérisation des enrobés bitumineux.

Et si vos enrobés sont amiantés ?

Lorsque l’analyse des échantillons prélevés lors du repérage amiante et HAP des enrobés routiers révèle que les couches d’enrobés susceptibles d’être impactées par les travaux sont amiantées, les déchets produits pendant le chantier doivent être stockés dans un centre d’enfouissement technique (CET) de classe 1, c’est-à-dire destiné aux matériaux dangereux.

Ce résultat conditionne directement le mode opératoire de vos travaux de voirie et le coût d’élimination des déchets : mieux vaut en disposer avant la consultation des entreprises.

À lire aussi

Un chantier concerné par « Caractériser l’amiante présent dans votre futur chantier est notre métier » ?

Décrivez votre projet, recevez un devis chiffré sous 24 h ouvrées.